MIXTE – Avril 2007 N°45

« Pierre Cardin a dessiné ses bijoux comme ses vêtements: des lignes d’une modernité éternelle, un sens bluffant de la forme simple et de la matière brute. Hommage. « Et s’il y a un bijou, il n’y en aura qu’un », déclare Pierre Cardin. Le créateur visionnaire s’est tenu à sa devise. Les bijoux qu’il crée dans les années 60 et 70 reflètent la pureté géométrique de ses vêtements et leur démesure futuriste. Reliés à un simple tour de cou, des colliers spectaculaires mettent en orbite globes en émail ou en verre, plaques en acier, formes géométriques en Plexiglas anodisé reliées entre elles comme des armures. Un bracelet-brassard reprend les mêmes courbes qu’on associera éternellement à l’univers Cardin.

Les pendentifs se fixent comme des broches pour marquer le mouvement. Ces objets ont été réalisés pour les défilés et les boutiques Cardin de 1965 à 1975, collectionnés depuis 7 ans par les responsables de la Galerie Parisienne. Même le musée Cardin ne peut pas se vanter d’avoir toutes ces pièces. Les bijoux étonnent par leur beauté sculpturale et leur intemporalité : on partirait volontiers avec l’un de ces colliers massifs autour du cou. Aux boucles de ceinture, broches et autres boucles d’oreilles s’ajoutent DES PIECES ENCORE PLUS IMPRESSIONNANTES, comme un collier à incrustation d’ébène sans doute dessiné pour la collection masculine. A l’époque où ces bijoux ont été crées, Pierre Cardin s’était entouré d’une équipe de choc où figuraient Jean Dinh Van, Philippe Starck et le sculpteur Serge Manzon. Cardin connaissait l’avantage d’être bien entouré, puisqu’il a lui-même fait partie des équipes d’Elsa Schiaparelli et Christian Dior, pour qui il a dessiné les tailleurs Corolle de la collection de 1947, cette silhouette révolutionnaire qu’on baptisera ensuite « new-look ». C’est sous son propre nom que Cardin s’est mis à imaginer dès 1950 des modèles dont la rigueur géométrique n’a d’égal que la fantaisie de création. Si les initiales PC ont plus tard été ternies par un surcroit de licences qui n’avaient plus aucun rapport avec la vision géniale du créateur, ces bijoux rappellent le talent de l’un des plus grands maîtres de la mode française. » NATHALIE FRASER

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